Archive mensuelle juin 2018

Parle2malb

Yes he can! Yes we can!…

Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis – patchworks de migrants aux dents devenues trop longues (bizarre alors ce parallélisme possible et décalé avec avec nos plus récentes actualités!) – ont pillé l’Europe de ses découvertes scientifiques et de ses compétences en ingénierie pour permettre à ses entreprises d’asseoir peu à peu, à partir du butin ainsi amassé, une hégémonie industrielle informatique proprement dictatoriale.

L’Europe, ses états, ses décideurs politiques, économiques, industriels… sont tous volontairement responsables de notre dépendance informatique actuelle et par conséquent numérique vis-à-vis des Etats-Unis parce qu’ils n’ont rien mis en place de manière conséquente depuis des décennies.

L’Europe, ses états, ses décideurs politiques, économiques, industriels…ont fini par nous rendre esclaves de cette dépendance technologique et ainsi par vendre indirectement la liberté attachée à nos données personnelles pour n’avoir jamais essayé de mettre en place les moyens politiques, économiques, industriels et prospectifs nécessaires et conséquents propres à un rééquilibrage stratégique!

Aujourd’hui, un homme, un Européen, un français, Gaël Duval, développe, à travers le projet eelo, la possibilité d’atteindre une certaine autonomie en matière de téléphonie digitale mobile. Le projet qu’il porte, autofinancé et participatif, ambitionne pour chacun de nous de pouvoir se libérer prochainement de toute dépendance téléphonique vis-à-vis de deux des GAFAM que sont Apple et Google :

Parle2malb

Exposition « Coder le monde » au Centre Pompidou

Ce qui suit ne concerne en rien l’activité informatique du laboratoire informatique Le MacMarquette Lab qui a évolué vers le2mlab, mais l’activité artistique pré-digitalienne passée de Jean-Claude Marquette, son dirigeant.

– 1967. Le cycle des quatre années passées à l’Ecole Estienne (ESAIG) s’est achevé, diplôme de fin d’études bien en poche. Suit un travail de six mois à France Soir ponctué de désaccords successifs avec les représentants du Syndicat du Livre. Suit une démission avec résiliation du sursis. Un service militaire s’accomplit durant l’année 1968. Nuit blanche ce 20 juillet 1969 pour cause d’alunissage et de marche sur la Lune à la télé suivis le matin même de ce nouveau re-travail de six mois dans le service informatique des NMPP. La rue Réaumur est toujours à la fête!

– 1970. Inscriptions dans le département des Arts plastiques et parallèlement dans le département d’informatique au Centre Universitaire Expérimental de Vincennes, devenu Université Paris VIII-Vincennes, installé route de la Tourelle dans le bois du même nom avant son démantèlement saccageur quelques années plus tard pour transfert illico à Saint-Denis. Création du Groupe Art et Informatique de Vincennes, il fallait bien se baptiser, pour la participation de chacun des mordus en ce haut lieu de la modernité de la création artistique internationale et innovante que fut Zagreb et ses Nouvelles Tendances. Ensuite expos et articles de presse ou de magazine courent régulièrement sur quelques années.

– 1971-1973. Création de travaux pré-digitaux de forme et couleur produit par ordinateur, quelque chose qui ressemble au pixel, mais qui n’en a pas le nom. On ne sait pas encore… Aucun moyen d’affichage moderne : les premières cartes graphiques couleur comme les premiers moniteurs couleur n’existent pas encore… Le micro-ordinateur n’est pas encore inventé, seul règne alors le “mainframe computer” – cet ordinateur central ou gros système -, jusqu’à la proche naissance du mini-ordinateur. C’est alors qu’il faut inventer puis créer son propre système de représentation graphique minimal en adéquation avec le code  binaire : des matrices composée de formes carrées habillées avec un premier paramètre couleur attribué au 0 et un second paramètre couleur attribué au 1. Il faut jongler entre listings et toiles montées sur châssis, collages sur support en bois et cartons sérigraphiés pour pouvoir présenter plastiquement quelque chose de visuel et d’artistique. C’est trop innovant. En face, le milieu de l’Art n’y comprend rien ou si peu! Il est trop tôt, mais 5 heures sonnent bien chaque matin tous les jours comme l’énonce si bien notre chanteur préféré. En regardant vers le passé, je constate que j’ai eu cette vision prémonitoire qu’un jour l’information primerait sur l’objet et c’était devenu si fort que j’ai dès lors accumulé des ouvrages imprimés concernant toutes les disciplines concernant la connaissance et entres autres les fameux exemplaires du “Whole Earth Catalog” publiés à partir de 1968 par Stuart Brand que je me procurais en import à la librairie “La joie de Lire” – François Maspero, au 40 de la rue Saint-Séverin du Quartier Latin.

– 1974. Les travaux croisés d’arts plastiques sériels sur les mots associés aux formes carrées et aux couleurs et de codage informatique matriciel pousse à la découverte du principe de ce que seront par analogie visuelle les QR Code développés au Japon en 1994 par Denso-Wave pour Toyota et rendus public en 1999.

– 1985. Lassé, laissé sans aucun soutien matériel et sans aucune ressource informatique, se plonge dans l’état d’une bactérie qui se serait endormie faute d’un environnement propice à son prompt développement… Puis quelques réveils successifs : pour le livre copieux et savant qu’écrit sur la chose artistiquement numérique un vieux copain, aujourd’hui décédé, et en alternance pour quelques expositions internationales historiquement très importantes pour notre bon savoir.

… 47 ans sont maintenant passés et nous sommes bien en 2018, alors si la curiosité vous titille n’hésitez surtout pas!

Parle2malb

A la sainte sinécure, tu seras…

Je me permets de relayer cette très intéressante analyse, publiée dans ZDNet News du 28/05/2018, quant au futur de Microsoft : http://www.zdnet.fr/actualites/en-2018-windows-est-mort-a-la-maison-et-nul-ne-s-en-soucie-39868742.htm

Par similitude, permettons-nous alors, oh transgression innommable, de transposer les termes de cette analyse sur le futur d’Apple…

Effectivement, mes deux filles utilisent chacune presque exclusivement leur iPhone. Les deux Mac semblent partiellement remisés. Ils ne sont utilisés que pour répondre à une nécessité strictement professionnelle, fonction et confort que le iPhone ne leur permet pas.

Au regard de cette analyse ne faudrait-il pas qu’Apple revoie quelque peu sa stratégie à l’intention de sa clientèle professionnelle en livrant enfin des Mac qui soient de niveau, livrés avec moins de bridage de son système macOS, moins de collages définitifs comme de soudures irréversibles ?

Pour exemple, “ça plante dur” chez mes clients architectes avec certaines applications professionnelles sous macOS High Sierra sur des MacBook Pro 13″ fabriqués en 2017!!! Il faut alors repasser sous macOS Sierra à condition que le firmware vous l’y autorise et là encore certaines applications refusent de s’installer proprement sauf en pratiquant quelques bidouillages pas très recommandables. Ces mêmes applications fonctionnent bien sous OS X El Capitan, mais ce modèle de Mac portable interdit toute installation de cette version du système d’exploitation.

Mais, hélas, à mon modeste niveau, c’est comme si je soufflais dans un tromblon… Alors, seule l’occasion, dans ce cas, peut offrir une alternative et un bon compromis pour quelque temps encore…